Depuis cet été, de très nombreux citoyens se mobilisent contre une instrumentalisation des cours de sciences du lycée à des fins idéologiques.

De quoi s’agit-il ?

La plupart des manuels de SVT (science de la vie et de la terre) de classe de 1ère promeut cette année une idéologie (appelée « théorie du genre ») selon laquelle l’identité sexuelle d’un individu ne se fonde pas sur le sexe biologique mais est d’abord façonnée par son environnement socio culturel. Ces données ne relèvent pas d’une vérité scientifique mais d’un débat sociologique qui n’a pas sa place dans des cours de biologie au lycée. Cet enseignement conduit à nier dans le domaine de la sexualité humaine l’importance de la loi naturelle dont les repères sont fondamentaux pour la structuration des adolescents.

Plusieurs pétitions ont déjà réuni des dizaines de milliers de signatures, marquant la préoccupation des Français sur ce sujet. Un sondage IFOP a traduit la force de cette contestation en novembre dernier : plus de 75 % des Français estiment que Luc Chatel n’a pas apporté de solution satisfaisante. Le ministre de l’Education nationale persiste : il vient de nier la réalité et de minimiser l’importance de l’enjeu au cours d’une séance de questions au Parlement le 9 décembre.

Aujourd’hui, 16 décembre 2011, la Fondation Jérôme Lejeune, fondation scientifique, lance un appel au président de la République. Alors que s’ouvre une séquence politique importante en 2012, elle lui demande de s’engager publiquement et clairement sur la polémique relative à la présence de la théorie du genre à l’école. Cet enjeu n’est pas mineur : sous couvert de caution scientifique il représente un tremplin vers des réformes sociétales majeures, telles que l’homoparentalité ou la gestation pour autrui (mères porteuses) que la Fondation Jérôme Lejeune a déjà combattue au cours de la récente révision de la loi bioéthique. C’est pourquoi une prise de parole du chef de l’Etat est attendue.
1) Aujourd’hui sur cet enjeu d’enseignement de la science à l’école, de nombreux Français demandent à M. Sarkozy de :
  • Refuser l’approche idéologique des épreuves scientifiques du baccalauréat, en commençant par donner des instructions claires à l’Education nationale afin que les chapitres de SVT faisant l’objet des polémiques récentes soient exclus de l’édition 2012 ;
  • Veiller à l’élaboration des prochains programmes et manuels scolaires pour les cours de SVT.
2) Cette clarification marquera des choix politiques pour la société de demain, parmi lesquels :
  • La valorisation de la liberté des parents sur l’éducation affective et sexuelle de leurs enfants ;
  • La prévention de toute forme d’ingérence idéologique dans l’Education nationale.

A cette fin, la Fondation s’associe à la dernière pétition lancée sur Internet un-ministre-irresponsable.org pour traduire cet appel solennel au président de la République.

SIGNEZ !

Vous vous interrogez avant de signer ?

Pourquoi la Fondation Lejeune se mobilise-t-elle contre la théorie du genre au lycée ?

Les manuels de biologie de classe de 1ère proposent cette année une présentation de la sexualité humaine à partir de codes et d’éléments signant la théorie du genre. Cette diffusion se fait dans le cadre de cours de SVT qui délivrent par là une caution scientifique. La Fondation Lejeune dénonce le détournement de la science à des fins idéologiques et partisanes, particulièrement lors de la transmission des savoirs à l’école. Elle se mobilise contre la diffusion de la théorie du genre au lycée, dans la logique de la publication de son Manuel bioéthique des jeunes édité en 2004 à l’occasion d’une épreuve de bac scientifique marquée par un biais idéologique.

Qu’est ce qui se joue ?

La mise en perspective des faits biologiques, des comportements et leurs implications éthiques, sans laquelle il n’est pas de vraie liberté des parents d’éduquer leurs enfants.

Une pétition, est ce bien utile ?

Une pétition permet de sensibiliser de nombreux citoyens, responsables et acteurs de la société à cet enjeu. Elle constitue un mode pratique de mobilisation citoyenne. Elle a du sens pour tout responsable politique.

Une de plus ? Pourquoi maintenant ?

Depuis cet été plusieurs pétitions ont circulé sur cet enjeu et ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de signatures, marquant l’importance de la contestation. Cependant l’autorité concernée, le ministre de l’Education nationale et son administration, n’ont cessé de méconnaître cette contestation, tant sur le fond du problème que sur l’ampleur de la mobilisation. Par ailleurs les échéances politiques de 2012 accentuent l’urgence des messages à adresser aux responsables actuels et aux candidats futurs.

Le ministre de l’Education nationale a déjà répondu que cette question ne serait pas au bac, que veut-on de plus ?

Il faut examiner précisément ce que dit le ministre: il prétend que la théorie du genre ne se trouve pas dans les programmes, et s’exonère ainsi de l’obligation de donner une consigne pour le bac, dont les épreuves sont pensées en fonction des programmes. Ce faisant, il feint d’ignorer un point : puisque la plupart des manuels de SVT diffusent la théorie du genre cela indique que les germes de la polémique se situent dans les programmes qui ne fixent pas clairement le cadre des manuels. Le risque de voir la théorie du genre apparaître dans un sujet du bac n’est donc pas écarté.

Pourquoi s’adresser à M. Nicolas Sarkozy ?

Le Président, responsable du maintien de Luc Chatel à la tête du ministère de l’Education nationale, entrera en campagne dans les mois à venir. Il faut lui demander aujourd’hui la vision de la société française qu’il propose. Non seulement l’éducation des jeunes citoyens constitue une dimension importante d’un projet politique. Mais encore la théorie du genre et les idées qu’elle véhicule sont un tremplin vers des réformes sociétales telles que l’homoparentalité ou la gestation pour autrui (mères porteuses) que la Fondation a déjà combattue dans les débats de bioéthique.

 

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